Histoire

de l’ostéopathie

aux Etats-Unis

Fin du XIXe siècle

L’ostéopathie est née aux Etats-Unis, à la fin du XIXe siècle.
On distingue 3 hommes :

Andrew-Taylor Still, le fondateur
(1828-1917)

C’est un pionner, il est à la fois fermier, ingénieur, mécanicien et médecin. Après plusieurs années d’expérimentation, il fonde à Kirksville dans le Missouri la première école d’ostéopathie en 1892.

John-Martin Littlejohn, le continuateur
(1865-1947)

Ecossais d’origine, il migre aux Etats Unis en 1892 pour des problèmes  de santé où il termine ses études de médecine. Il consulte A.T. STILL pour ses problèmes de santé et décide de devenir ostéopathe.

En 1913, il revient en Europe et s’installe en Angleterre puis fonde la British School of Osteopathy en 1917.

William G. Sutherland, le novateur
(1873-1954)

En 1898, William Sutherland arrive au collège de Kirksville en temps que journaliste pour enquêter sur cette nouvelle pratique. Peu après, il décide d’abandonner le métier de journaliste pour devenir ostéopathe.

Dés 1920, Sutherland commence ses expérimentations sur lui-même pour appliquer les principes de l’ostéopathie aux crâne. En 1946, il fonde l’Association d’Ostéopathie Crânienne qui fait passer le concept crânien dans le domaine des techniques ostéopathiques reconnues.

 

En Europe

Grace à John Martin Littlejohn  qui fonde, en 1917,la British School of Osteopathy, l’ostéopathie se développe assez rapidement en Grande Bretagne, puis gagne la France, la Belgique et l’Espagne.

Tous les pays d’Europe ne réagissent pas de la même manière à l’arrivée de cette nouvelle approche médicale. En 1973, la Société internationale d’ostéopathie, siégeant à Genève recommande des normes d’enseignement de l’ostéopathie de type universitaire.

La réglementation de l’ostéopathie a été, et est encore de nos jours, très disparate en Europe, seulement 7 pays reconnaissent la pratique de l’ostéopathie.

En France

Un des premiers propagateurs de l’ostéopathie en France est le docteur Robert Lavezarri (1866-1977). Originaire de Nice, Robert Lavezarri se forme auprès d’une ostéopathe américaine et s’installe à Paris en 1936.

En 1957, Paul Gény, un Kinésithérapeute ayant travaillé avec Robert Lavezzari, fonde, en association avec Thomas Dummer, un ostéopathe anglais, le premier collège d’enseignement de l’ostéopathie s’adressant à des kinésithérapeutes : l’École Française d’Ostéopathie.

En 1965, pour des raisons juridiques, cette école doit s’expatrier en Angleterre et devient l’European School of Osteopathy (École Européenne d’Ostéopathie). C’est dans ce collège qu’ont été formés bon nombre des premiers kinésithérapeutes ostéopathes français.

Dans les années 60, plusieurs praticiens formés à l’école de Paul Gény poursuivent leur formation avec un ostéopathe anglais Denis Brookes, passionné d’ostéopathie crânienne.

En 1964, Trois ostéopathes américains (Harold I. Magoun, Viola Frymann, Thomas Schooley, tous élèves directs de Sutherland) viennent en France pour enseigner les bases de l’ostéopathie crânienne.

Dans les années 70, la plupart des ostéopathes sont des kinésithérapeutes. L’ostéopathie se développe assez rapidement mais l’amalgame entre ostéopathie et kinésithérapie est grandissant.

En 1981, création du Registre des Ostéopathes de France. Pour donner un statut indépendant à l’ostéopathie. En réaction, de nombreux ostéopathes de cette époque sont traînés devant les tribunaux pour exercice illégal de la médecine. Cependant, l’ostéopathie devient de plus en plus connue et les mentalités évoluent progressivement vers l’acceptation de l’existence des ostéopathes.

En 1990, ouverture de la formation pour les Bacheliers.

Le 4 Mars 2002, l’Assemblé Nationale vote la loi relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé, cette loi reconnaît pour la première fois en France le droit d’exercer l’ostéopathie à des personnes n’étant pas docteur en médecine.